‹ Œuvres complètesChapitre 26 sur 33 · VERS POUR LE MARIAGE DE M"" DEMONCHEAUX · texte numérisé non relu

VERS POUR LE MARIAGE DE M"" DEMONCHEAUX

C'en est fait, aimable Emilie, Un mot a fixé ton destin :

Un mortel trop digne d'envie T'a soumise au joug de l'Hymen.

Mais de ce dieu qu'on calomnie Ne crains pas l'empire éternel, Contre ses loix, quoiqu'on publie. L'hymen n'est point un dieu cruel.

L'homme, ce sultan formidable Dont on vante la majesté, A la voix d'une épouse aimable Dépose toute sa fierté.

(1) Cette pièce a été publiée par M. Lucien Pcise, dans son recueil: Quelques vers de Maximilien Robespierre, p. 23.

De ton seigneur, charmante amie, Je veux bien être le garant, L'époux de la douce Emilie Sera toujours un tendre amant.

Le volage enfant de Cythère Dont tu fus toujours le soutien De peur d'exciter ta colère N'osera pas trahir l'hymen.

Tu peux croire à de tels présages ; De ta gloire et de ton bonheur Je vois trois infaillibles gages :

Tes yeux, les grâces et ton cœur.

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