I. Fauldroity tomberait Qn défaillance
AMOUR eut faict, si on luy eust permis, Nostre désir plain de félicité.
Tant que sur tous au monde il nous eust mis Heureux tesmoings de parfaicte unité.
O qu'un grand heur est trop p'récipité ! Il le vouloit ; mais malheur, qui maistrise Nous et amour, a rompu l'entreprise En nous ostant de présence le bien.
Tant est pourtant la vive flamme esprise En nos deux cœurs^ qu'absence n'y peut rien '.
I. Ce dizain, assez gracieux, est un acrostiche. Les lettres initiales des vers forment le nom d'Aytthoinete, qui revient à plusiçurs reprises sous la plume de Sainct-Gelays. Voyez notamment Je neuvain : Asse:{ eust peu le prince d'éloquence... (II, 86), et une pièce latine intitulée ; Ars augendœ pulchritudinis (II, 32o}.
J'ay trop gardé la loy de ce seigneur, Vray ennemi de tout contentement, Que vous nommez improprement Honneur.
Hors le désir et hors le pensement, De mon pouvoir j'ay servy loyaument, En révérence, obéissance et crainte; Mais ne m'en sache aucun gré hardiment * : Ce que j'ay fait, je l'ay faict par contraincte '.