I. M^asseurera, me rassurera
M'amye ayant frayeur d'un triste adieu \ Le me voulut défendre au départir ; Mais le parler luy fault, et, en son lieu Amour parlant, me faict luy consentir, Et puis me dict : — a. Pour moins ton mal sentir, Ce bien auras qu'au cœur sera présente. )) O fascheux bien, qui seul plus me tourmente Que tout le mal de m'amye eslognée !
Mieux me vauldroit l'avoir du cœur absente Jusques à tant qu'elle soit retournée.
I. Ici, comme dans le dixain précédent, il ne s'agit point de ne pas se voir au moment du départ, mais de ne pas prononcer le mot adieu, qui est d'un funeste augure. p. b.
Oquel douloir de celer un douloir [dire * ! Qu'on voudroit bien qu'on cogncust sans le Le désirant si sagement conduire Qu'on ne le pcust en rien apercevoir.
Contrainte suis retenir tel vouloir, Car je ne vculx à mes amys desplairc.
Je vouldrois bien à l'amour satisfaire, Sans oftenser ny eux ni mon devoir.