TRADUCTION D'ANACRÉON
DES femmes suis appelé Vieillard tout chauve et pelc ; Et me disent que je preigne Un mirouer, et que j'appreignc, En me voyant sans cheveux, A n'estre plus amoureux.
Or, quant à moy, je n'ay cure De poil ne de chevelure.
Si j'en ay ou n'en ay point, Ce soing guicres ne me poinct.
Je n'ay ny ne veux avoir Autre cure, autre scavoir Que de tant plus m'esjouir, Que plus les ans vont fouïr.
I . Cette ode est la douzième de celles que R. Bel- Icau a traduites. Voyez tome I, page 21, du R. Bellcau donne par M. Gouverneur dans la Bibliothèque cl^cvirienne. p. 13.
Le texte grec, qui commence ainsi : Xc'yo-jaiv al Y'JvaTxe;..., ne se trouve que dans le Ms. palatin et a paru pour la première fois dans l'cd. donnée en i554 par H. Esticnne. e. p.-b.