PAGE 16. — LE CHEVAL EN BRIDE
Même érudition : Fauteur fait connaître que. les rênes sont séparées par le petit doigt et sortent entre l'index et le pouce; il ajoute :
(c Lorsqu'on désirera changer la direction, la main ce se portera dans la nouvelle direction qu'on voudra « suivre. »
Voilà qui est instructif! Passons à la fin du chapitre :
«c Si l'on veut arrêter, on l'enlèvera (la main) devant « soi, jusqu'à ce que le cheval reste en place, en ayant « soin de ne plus faire agir les jambes ; pour reculer, « on enlèvera la main jusqu'à ce qu'il rétrograde; « aussitôt qu'il se portera en arrière, pour qu'il ne re- (( cule pas avec trop de précipitation, on diminuera c<; l'effet du mors en baissant la main. »
C'est sans doute au point de vue trop élevé d'où M. d'Àure considère l'équitation, c'est à son mépris pour les misères de Vart^ que nous devons un pareil principe. Il est» au contraire, de règle générale qu'on ne doit pas arrêter ni reculer un cheval sans le secours des jambes. Tous les auteurs raisonnables ont au moins
ajouté (sans autre explication , il est vrai) que les jambes devaient accompagner la main, ce qui ne suffît pas. Il faut, et je Tai prouvé, que dans tous les effets rétrogrades les jambes précèdent la main.