PAGE 69. — MOYENS DE METTRE LE CHEVAL AU TROT
(( Dans le trot, qui n'est qu'un pas plus allongé et « plus prompt (avec cette différence qu'au pas le cheval a toujours trois jambes sur le sol, tandis qu'au trot il reste un moment suspendu, et retombe sur un bipède « diagonal), l'arrière-main prendra plus d'extension et « chassera la masse sur les épaules, qui à leur tour se (t développeront pour gagner du terrain en se mainte*
« nant nécessairement plus sur l'avant-main . Etant
(« dans cette allure*plus sur les épaules qu'au pas, il ce faut pour le mettre au trot user d'un moyen qui le a porte plus en avant. »
Le lecteur attend toujours le moyen de mettre tm che* val au trot.
Le voici textuellement :
a C'est par les pressions plus ou moins sensibles des ic jambes, comme par les appuis plus ou moins forts a qu'on présente à l'avant-main, qu'on augmente ou qu'on diminue le trot. »
Jugez maintenant : c'est le même d'Aure, auteur de ce traité d'équitation, qui vient de lancer une brochure où il prétend discuter la science raisonnée de Téquitation. 11 faudrait donc qu'il eût fait de grands progrès depuis cette première publication ? Malheureusement ce n'est pas sa brochure qui pourrait en fournir la preuve.