PAGE 71. — DES MOYENS DE METTRE LE CHEVAL AU GALOP
« Pour mettre le cheval au galop, on emploie des « moyens qui diffèrent de ceux employés pour les deux a autres allures. Le cheval étant obligé de s'asseoir, ses « jambes n'ayant pas une marche égale, puisque le tera rain est toujours entamé par le même côté, les mains <c et les jambes du cavalier doivent agir en raison du « côté où Ton veut marcher. »
Ceci n'est-il pas bien clairement expliqué?
« Par exemple, pour marcher à droite, sachant qu'à
« cette main l'épaule droite est plus^levée et plus avan- « cée que la gauche, il faut faire agir la bride de façon « à obtenir ce résultat ; on élever^ la main afin de poror ter le poids des épaules sur l'arrière-main et asseoir (c le cheval, ce qui le disposera à prendre le galop. »
Voilà bien le moyen d'acculer le cheval, de lui faire tendre Tencolure et de le disposer à se défendre. Le galop nécessite un emploi de forces plus considérable; le mouvement n'est que le résultat de cette force, il faut donc que les jambes précèdent la main pour augmenter rimpulsion et donner la position qui conduit le efieml à prendre le galop. Il reste bien des choses à dire encore sur la position première que Ton doit faire prendre au cheval; mais, encore une fois, Téquitation large de M. d'Aure ne descend pas à d'aussi minces détails.