PAGE 127. — DU JEUNE CHEVAL. — ÉDUCATION
L'éducation du jeune cheval est contenue dans trois pages de texte.
(1) H. le bwon de Gurnieu alla trouver ua jour i^auteuf d'an panpblel, aal ei collaborateur de M. d'Aure, et lui demanda ce qu'il penserait d*un écuyer qui doo* neridt ie pHftfcipe : Fthctâèet la barrd d*Uti 4tovàl kfin Ite YhàZtMtà»» Atee l'autre barre qui aurait été offensée par le cavalier. Le pamphlétaire s'indigna, anéttiitaiatiBli t'éedyer igfio^antet hKthtH qtii pi^feasenit dé lèDâ maxime». Cet emportement aurait peut-être provoqué m accêi de foliSf si M» da QbnùM at ae ittt
Après a*étre servi de rhomme âe boi6, du caveçon et
de la longe. Fauteur ajoute :
€ Lorsque le cheval aura acquis de la force, ainsi que « la connaissance des aides et des objets, alors on peut « le monter seul et le soumettre à un travail régulier, ce On commencera à Tastreindre en brldon au travail a d'une reprise simple sur les cercles et sur le large. En a le descendant^ on lui apprendra à marcher la tête au « mur, comme il est dît page 67. Au bout de quelque a temps, on le passera à la longe, afin de lui donner <c connaissance des éperons et de le rendre franc à leurs a attaques. »
A moins qu'un cheval ne soit mou et firoid, les attaques qui n'ont pas pour but de le renfermer sont dangereuses, puisqu'elles augmentent son irritabilité. Il apprend à les éviter en se jetant sur la main et en con- ' tractant Tencolure de toute sa force musculaire. C'est alors que, se jouant de la faiblesse du cavalier, il force leé poignets ; car si le cheval doit se porter en avant, il faut aussi qu*il revienne sur lui-même pour changer d'aliùre, de direction, s'arrêter ou reculer, et cette tension énorme de Fencolure (que l'auteur aime à voir au naturel) y portera toujours obstacle. Au reste, M. d'Auref en cette circonstance, est conséquent avec lui-même: ' il a dit qu'il n'est i^^s dresseur de chevaux; certes, les
empressé de lui dire : « Galmez-voas; cet individu que vous venez d'injurier sans ménagement, c'est d'Aure. — Ce n'est pas possible. — Lisez! > Le pamphlétaire tomba en syncope, et M. de Cumien vint ensuite me raconter cette piquante anecdote, qui m'a semblé digne de la publicité.
personnes qui mettent en pratique ses principes pourraient en dire autant que lui.
DERNIER CONSEIL SPÉCIEUX DE l' AUTEUR.
ce II arrive souvent que beaucoup de chevaux se dé- « fendent par faiblesse, et le plm sûr moyen de les dresa ser est une bonne nourriture et le repos. »
Certes, c'est là encore un profond et ingénieux précepte d'équitaiion. M. d'Aure n'aurait-il pas pu élaguer de son traité ce qu'on a lu jusqu'à présent et le résumer dans l'admirable concision de ces quelques mots?
Mais voilà bien assez de citations, ce me semble ; j'ai hâte d'ailleurs de terminer uae semblable polémique. La brochure n'est pas, suivant moi, le terrain convenable pour vider un débat entre des écuyers qui se déclarent en opposition. C'est dans l'exercice de leur art, c'est à cheval qu'ils doivent tâcher de prouver lequel est le mieux faisant. Ainsi donc, bien déterminé désormais à ne plus me mêler à ces oiseux et stériles combats de plume, à laisser mes adversaires quand même essayer de m'accabler sous le poids des pamphlets, des méchants propos, etc., etc., je continuerai avec zèle et persévérance à appliquer ma méthode et à obtenir chaque jour des résultats réels et positifs : c'est, à mon avis, la meilleure et la plus concluante des réponses.