‹ Œuvres complètes ... Méthode d'équitationChapitre 4 sur 209 · EN FAVEUR DE LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DE LA MÉTHODE

Dans les dix premières éditions de ma méthode, j*ai publié, en entier, les divers rapports o£Bciels de MM. les généraux et officiers de cavalerie qui se sont occupés de mon système au point de vue; militaire. J'ai jugé nécessaire de ne donner, dans cette édition, qu'un résumé succinct de toutes ces pièces, afin de pouvoir augmenter le texte d'idées nouvelles sans rien changer au format du livre.

Mes lecteurs me sauront gré» sans doute, de remplacer ainsi ces rapports élogieux dont Tappui était précieux lors de Tapparition de mon ouvrage , tant par la spécialité et le talent de leurs rédacteurs que par Timpartialité qui les leur a dictés.

Je saisis cette occasion d'exprimer , à MM. les officiers de Tannée, ma profonde reconnaissance pour leur juste appréciation de ma méthode et le zèle qu'ils ont déployé à son étude. Je me tiendrai, toujours, pour trèshonoré Ide leur haute approbation .

L'intà'ét seul du public a pu me déterminer à retrandier de mon livre leurs remarquables écrits.

Je prie ceux de mes lecteurs qui voudraient lire ces rapports en eatiev de se reporter aux éditions précédentes.

Je passerai sous silence quelques lettres dontréchange n'a été que le préliminaire de mon admission à faire étudier mon système, dans les corps de troupes a cheval.

Bapport de M. de Novitai, chef d'escadrons commandant

f école de Saumur.

Analyse des exercices journaliers. — Progrès constatés, jour par jour, jusqu'à parfaite éducation obtenue en treize jours pour quarante chevaux.

M. de Novital continue :

c Les adversaires de M. Baucher veulent lui donner « le cachet d'une imitation des PignatëU Pluvinel « Newcastle, etc. ; mais ces célèbres écuyers» tout en « préchant l'assouplissement, l'équilibre, ont-ils india que les moyens d'exécution? ont-ils enseigné une « théorie aussi lucide, aussi juste, aussi bien raisonnée « que celle de M. Baucher? Non.

tt La méthode de M. Baucher doit faire école, parce c qu'elle s'appuie sur des principes^ vrais, fixes, ration- « nels, motivés. Tout en elle est mathématique et peut tt se rendre par des chifflres.

« A lui donc appartient la nouvelle époque qui cornt( menée ; à lui la gloire d'avoir mis le cheval dans la a dépendance complète du cavalier en paralysant toute (c résistance, toute volonté, et en remplaçant les forces (c instinctives par des forces transmises.

< L'opinion de MM. les capitaines instructeurs des « 5<^ cuirassiers et 3^ lanciers se trouve comprise dans « ce que je viens d'émettre. »

Paris^ 4 avril 1842.

Rapport au général Oudinoty par M. Carrelet, colonel de

la garde municipale de Paris.

« Je vous dîrai,qu'officiers et sous-officiers sont

(X unanimes pour approuver les procédés de M. Baucc cher, appliqués au dressage des jeunes chevaux. En a quinze jours M. Baucher obtient des résultats meil- «c leurs que ceux obtenus en six mois par les anciens « procédés. Je suis tellement convaincu de l'efficacité « des moyens professés par M. Baucher, que je vais « soumettre à ces procédés tous les chevaux de mes ce cinq escadrons, n

Paris, 6 avril 1842.

Rapport du général marquis Oudinot au ministre de la

guerre.

Constatation des heureux résultats obtenus par la

méthode. — Les principes de M. Baucher sont un grand

et incontestable progrès. — Conclut à ce que les corps

de troupes envoient des instructeurs s'initier à la mé* thode.

6 avril 1842.

Rapport du chef (P escadron Grenier, chargé du commandement des officiersy envoyés à Paris pour étudier la méthode.

Vingt-deux officiers ont reçu les leçons de M. Baucher lui-même. — Approbation entière des principes et de leurs démonstrations pratique et orale. — C'est surtout à récole de cavalerie que la méthode doit être connue.

VersaiUes^ 25 juillet 1842.

Rapport demandé par le colonel président de la commission chargée d'étudier le dressage des jeunes chevaiêx i après la méthode Baucher, et rédigé par M. Desondes^ lieutenant au 9^ cuirassiers.

Ce rapport suit jour par jour l'éducation d'un cheval désigné.

Constatation des progrès simultanés du cavalier et du cheval .

La méthode, par rexcellence de ses principes, remédie à la mauvaise conformation du cheval. — Elle est appelée à diminuer les proportions effrayantes des pertes de chevaux.

Enfin, dit M. Desondes, la plus heureuse des innovations doit amener une révolution dans la cavalerie.

15 juillet 1842.

Bappart du commandant de t École royale de cawUerie de

Saumur.

« Je me résame en disant qae la noayelle mé-

« thode doit être un grand bien, une amélioration inc contestable pour la cayalerie.

c Je fais donc des vœux poor son adoption et sa « prompte introdaction dans Tannée. »

Samniir, 6 aoàt 1S42.

Bapport sur Fessai de la nouvelle méthode fait au camp

de Lunévilley par M. Boucher fils.

c La sollicitude éclairée de M. le ministre de la

« guerre pour Tannée est un sûr garant que cette mé- « thode trouvera en lui un puissant protecteur, et que oc toutes les troupes à cheval pourront bientôt mettre « à profit les importants avantages que procure son a application. »

Les membres ie la Commission :

Capitaines de JUNIAC, de CHOISEUL, GHOSJEAN ; UeuL-eaLonel HERUET j général GUSLER.

Outre tous ces rapports, j'ai reçu Tiidhésion de la plus grande partie des officiers de cavalerie. Quatrevingt-trois colonels ou capitaines, sur cent deux, approuvent mon système.

Le lecteur pourrait s* étonner de ce que cette imposante majorité n'ait pu maintenir Temploi de ma mé^ thode dans Tarmée. Ceci tient à ce qu'elle rencontra,

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dans la personne du duc de Nemours, une opposition dont Torigine a été signalée dans les éditions précédentes, fait qu'un sentiment de convenances me fait retrancher de mon livre.

J'ajouterai que ma répugnance native pour les démarches de solliciteur a, de son c6té, puissamment entravé le succès que tant de favorables rapports assuraient à Fadoption de ma méthode dans la cavalerie française.

J'ai retranché également de cette édition le chapitre intitulé : la Vérité sur ma mission à Sawnur. Les bruits contradictoires et erronés qui circulaient lors des premières éditions m'avaient engagé à éclairer le public par cet écrit. Mais, aujourd'hui, la mort de M. le général comte d'Esparre me fait un devoir d'abandonner une polémique dans laquelle je n'aurais plus d'adversaire.

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