‹ Œuvres complètesChapitre 112 sur 323 · GC · texte numérisé non relu

GC

j'ai pour vous et les petits mensonges que je me permettrai , qui peuvent vous faire réussir.

CAi>iH.njs, Non, dis-lui plutôt la vérité.

APOLLOiviA. Apprenez-moi ce que vous voulez que je fasse. Faut-il lui dire que vous brûlez?

C4MILLUS. Oui.

APOLLOiNiA. E( où se Irouve votre flamme?

<^;amillcs. Dans mon sein.

APOLLONiA. Et qui peut s'en apercevoir?

CAMiiius. Elle-même.

APOLLOMA. Comment?

CAMiLius. Par mes yeux et par les soupirs que j'exhale.

SATURius. Tu veux donc lui brûler le visage?

CAi>nLLus. Je veux faire fondre les glaces de son indifférence au feu de mes soupirs.

APOLLONiA. Maître, ce sont des choses fort bonnes à dire à la veillée.

CAMiLLCS. Dis-les-lui quand tu le jugeras à propos.

APOLLONiA. C'est la lettre surtout qui est le point important. Y avez-vous mis tout ce qui est nécessaire?

CAiYiiLHJS. Si elle peut lire ce qu'elle contient et qu'elle y fasse attention, les larmes vont couler si abondamment de ses yeux que tu auras toi-même pitié d'elle.

APOLLONIA. Je sais que vous n'aimez pas qu'on perde tant de temps : ainsi je m'en vais,

CAMiLLus. Adieu donc.

APOLLOiMA. Mon cher maître, que le ciel comble vos désirs.

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