‹ Œuvres complètesChapitre 124 sur 323 · SCÈNE VIU · texte numérisé non relu

SCÈNE VIU

SATURIUS, APOLLONIA.

SATURiiis. Ma bonne mère, que cherchezvous?

APOLLOMA. Sois sûr que ce n'est pas toi.

SATURIUS. Je le savais d'avance.

APOLLONIA. Je cherchais quelqu'un dont j'ai oublié le nom.

SATURIUS. Je le connais : c'est un homme de bien.

APOLLONIA. Et où se tient-il .f*

SATURIUS. Je ne sais pas trop la maison.

APOLLONIA. Je crois que tu te moques de moi.

SATURIUS. Ce n'est pas ici le moment. Vous devez faire ce que vous voulez. Mais, est-il possible que vous ne me connaissiez pas?

APOLLONIA. 0 mon bon Saturius! je le demande bien pardon; mais c'est la faute de la vieillesse : je n'y vois plus aussi bien qu'autrefois.

SATURIUS. C'est-à-dire que tu n'as plus d'yeux que pour Dulippus.

APOLLONIA. Brisons là-dessus. Et toi , comment cela va-t-il?

SATURIUS. Mieux que jamais. Et toi, comment te portes-tu?

APOLLONIA. Chaque jour de mal en pis; car aujourd'hui les maris et les parents nous enlèvent nos meilleurs profils.

SATURIUS. Aurais-tu pour moi quelque petite chose dont aucun homme ne se fût encore jamais servi, où je pusse aller à toute heure sans peine, et sans crainte des armes, des pierres, des bâtons, des parents, des amis?

APOLLONIA. Il n'en manque pas aujourd'hui : tu auras ce qu'il te faut ; mais maintenani je ne puis m'occuper beaucoup de toi. Porte-loi bien ; et reviens me trouver une autre fois.

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