‹ Œuvres complètesChapitre 138 sur 323 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DULIPPUS, CAMILLUS, SATDRIDS, CATILLDS.

BULippiis. Mon cher maître, puisque je vous vois si satisfait, permettez-moi d'être joyeux à mon tour, et faites-moi la grâce de me pardonner si j'ai pu vous offenser; car ce n'a jamais été mon intention : l'erreur que j'ai commise, c'est Apollonia seule qui en est coupable. Puissé-je donc rentrer en grâce avec vous.

CAMILLUS. Je t'accorde ton pardon, puisque toutes nos inquiétudes ont obtenu une heureuse i issue. '

SATURius. Je ne puis pas non plus m'empêclier de prendre la main de mon bon maître et du bon Gatillus, et de me réjouir de votre double union. CAMILLUS. Saturius,noussommesbien persuadés de toute la joie que tu ressens; et pour te prouver combien nous sommes heureux de faire quelque chose qui te soit agréable, c'est sur toi seul que nous comptons pour le repas de noces CATiLLus. Vois quel honneur nous te faisons! CAMILLUS. N'épargne ni crédit, ni argent, ni peine, ni industrie, ni amis, ni aucune chose enfin.

CATiLLUS. Tu n'as pas besoin d'autres explications .^^ Fais en sorte que tout le monde soit satisfait.

SATURius, seul. Allez en paix : c'est là mon vrai métier. Tout va naître à mon commandement ; et je dirigerai les noces avec tant de talent, que chacun sera forcé de convenir que jamais on n'en a vu de plus joyeuses et de plus splendides, et qu'il n'y a pas d'homme de mon espèce à me comparer. Et vous, qu'attendezvous, ô spectateurs? la comédie est finie. Quelqu'un d'entre vous désirerail-il venir à la noce? Mais ce serait rogner ma portion. Il vaut bien mieux que vous vous en alliez souper chez vous. Applaudissez donc; et portez-vous bien.

FIK DES OU VH AGES DRAMATIQUES.

POESIES DIVERSES

LES DECENNALES

ou

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