‹ Œuvres complètesChapitre 50 sur 323 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

NICOMACO, seul.

Que diable ai-je ce matin dans les yeux? On dirait que ce sont des éblouissements qui m'empêchent devoir clair ; et hier soir j'aurais vu un poil sur un œuf. Est-ce que j'aurais bu un peu plus que de raison.^ Peut-être que oui. Bon Dieu ! que cette maudite vieillesse nous apporte d'ennuis! Mais pourtant je ne suis pas encore si vieux que je ne puisse rompre une lance avec Clizia. Est-il possible que j'en sois devenu si éperdument amoureux ! Et ce qu'il y a de pis, c'est que ma femme s'en est aperçue; elle a deviné pourquoi je veux donner cette jeune fille à Pirro; enfin l'affaire ne marche pas de soi-même. Cependant il faut que j'avise à gagner ma partie. Pirro ! holà! Pirro ! viens çà; sors donc!

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