SCÈNE V
CLEANDRO, seul.
Au moment où je crois toucher au rivage , la fortune me rejette dans la haute mer et au milieu des flots soulevés par la tempête. J'avais à lutter auparavant contre l'amour de mon père : maintenant c'est contre l'ambition de ma mère qu'il faut que je lutte ; elle était avec moi contre lui , el me voilà seul contre elle ; j'avais unilueur d'espoir d'abord : à présent je n'en ai plus.
OUVRAGES DRAMATIQUES
Certes j'ai à me plaindre démon mauvais sort , I pelé Ramondo , gentilhomme napolitain, esi car je suis né pour êlre malheureux ; et je puis venu à Florence pour chercher sa fille : je lui ai
bien dire que, depuis que celte jeune fille est entrée dans la maison , je n'ai connu d'autre bonheur que celui de penser à elle , et les p'aisirs ont été pour moi si rares que je compterais facilement les jours marqués par eux. Mais qui vois-jc venir à moi ? Serait-ce Damone ? C'est lui-même. Comme il est joyeux ! Qu'est-ce, Damone ? quelle nouvelle apportez - vous ? d'où vient cette grande joie ?