SCÈNE VII
NICOMACO, CLEANDRO, DAMONE, SOFRONIA, RAMONDO.
mcoMACO. Nous voici. Quelles bonnes nouvelles ?
DAniONE. Je disais que le père de Clizia . ap-
parié, et je l'ai disposé à l'accorder pour femme ù Cleandro, si tu veux.
NICOMACO. S'il en est ainsi, j'en suis charmé, Mais où est-il ?
DAMONE. A l'hôtel de la Couronne; et je Taj engagé à venir ici. Je l'aperçois là-bas : c'est cet homme suivi de ces valets. Allons à sa rencontre.
NICOMACO. Allons. Dieu vous garde , homme de bien.
DAMONE. Voici Nicomaco et voici sa femme qui ont si honnêtement élevé ta fille; voilà aussi leur fils , et il sera ton gendre si tu le veux agréer.
RAMONDO. Soyez tous les bien trouvés. Je remercie Dieu de m'avoir fait tant de p,râceqne de revoir ma fille avant de mourir, et de pouvoir témoigner ma reconnaissance à celte honnête famille qui l'a traitée si honorablement. Quant au mariage , rien ne peut m'élre plus agréable que de maintenir par une belle union une amitié commencée entre nous par vos services.
DAMONE. Entrons , et Ramondo vous apprendra de point en point toute l'aventure. Vous vous occuperez ensuite de ces heureuses noces.
SOFRONIA. Entrons. Et vous, spectateurs, vous pouvez aller chacun chez vous, car sans sortir de céans nous disposerons tout pour ces noces nouvelles. Celles-ci seront femelles , et non mâles comme celles de Nicomaco.
CJNZONR
0 vous, âmes généreuses qui, silencieuses et altenlivcs, avez écoulé cet exemple honnête et modesie, rèfïle sa{}e et ainialjje de notre vie humaine, par lui vous avez appris ce qu'on doitéviler, et quel chemin il faut suivre pour monler droit au ciel; sous ce voile diaphane vous avez vu plus de choses qu'un long discours ne vous en pourrait dire; et nous faisons des vœux pour que vou.s en reliriez tout le fruit que mérite votre courtoisie si parfaite.
FIN DE CUZiA.
in
FRÈRE ALBERIGO*