‹ Œuvres complètesChapitre 90 sur 323 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

MARGHERITA, frère ALBERIGO, CATTERINA.

M.VUGHERITA. Père ! holà , père !

FRÈRE ALBERIGO. Qui m'appelle ?

MARGHERITA. C'cst moi, père. Approchez : la voilà qui est venue vers vous.

FRÈRE ALBERIGO. Ah! madame Catterina, j'ai appris les chagrins qu'on vous donne, et je m'en afflige avec vous.

CATTERINA. En vérité, cc monde est plein de perfidies.

FRÈRE .U.BERIGO. Mais en de telles circonstances il faut prendre patience el avoir recoursau

Seigneur; surtout il faut s'appliquer à toi jours

r,2 OUVRAGK.S D

liiir le mal et à faire le bien. Fuir le mal, c\'.9.l agir de manière que votre mari ne songe ];lus à sa commère; faire le bien, c'est vous (liarger vous-même de le guérir de ce vice; et cela vous sera facile si vous avez confiance <-:i moi, et si vous vous laissez fjUider par mes jv;:,.

c.vTTERiîVA. Hélas! mon père , pourvu que je ie puisse, soyez sCir que j'en ai encore plus envie que vous.

FRÈRE ALBERiGO. EhMen, soycz tranquille.

CATTERiîNA. Écoutcz-moi : il conviendrait, mon père, d'entrer au logis, de peur de donnera penser à quelqu'un.

MARGHERiTA. Elle a raison, vraiment, ma sage maîtresse.

FRÈRE ALBERIGO. EntrOUS.

MARGiiERiTA. Pussczpar ici. Maintenant, que le bon Dieu arrange tout pour le mieux !

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