SCÈNE
AMERlGO,seiil.
Oh ! comme cela viendrait à propos si je pouvais aujourd'hui avoir un rendez-^'ous de la commère ! Après tout, il est bien vrai le proverbe quidit que la mauvaise compagnie nous conduit au gibet : j'ai fait ce matin ceque je n'avais pas fait depuis deux ans, et cela à l'instigationde quelques amis. Je ne serais pas même revenu dîner, si ce n'est que je n'ai pas voulu me faire attendre toute la matinée. C'est qu'aussi notre déjeuner a été splendide, et cette malvoisie tient de la place : je puis dire que, pour une fois, je m'en suis rempli comme il faut. Néanmoins je suis revenu, car il me semble qu'il y a mille ans que j'attends pour savoir ce qu'a fait la servante. Mais je veux en être instruit à linstant : frappons. Je suis sorti depuis trop longtemps pour qu'elle n'ait pas eu le temps de revenir. Tic, tac, holà! Tic, tac ! Que diable ! sont elles mortes?