ACTE m. SCÈNE
mis, et soyons de concert auprès des malades, pour nous attribuer y les heureux succès de la maladie et rejeter sur la nature toutesJfis ^\^ bévues de notre art. N'allons point, disje, détruire sottement les heu- * reuses préventions d'une erreur quildonne dû pain à tant de person- it) ,^ ries, et, de Targent de ceux que nous mettons en terre, nous fait élevei ^ de tous côtés de beaux héritagesj
MONSIEUR TOMES
Vous avez raison en tout ce que vous dites ; mais ce sont chaleurs de sang dont parfois on n'est pas le maître.
MONSIEUR FILERIN.
Allons donc, messieurs, mettez bas toute rancune, et faisons ic" votre acconmiodement.
MONSIEUR DESFONANDRÈS.
J'y consens. Qu'il me passe mon émétique pour la malade dont il . s'agit, et je lui passerai tout ce qu'il voudra pour le premier malade \ dont il sera question. .■ ,.^^ "^
MONSIEUR FILERIN.
On ne peut pas mieux dire, et voilà se mettre à la raison. ^
MONSIEUR DESFONANDRÈS.
Cela est fait.
MONSIEUR FILERIN.
Touchez donc là. Adieu. Une autre fois, montrez plus de prudence. SCÈNE II. — M. TOMES, M. DESFONANDRÈS, LlSEnE.
LISETTE
rOuoi ! messieurs, vous voilà, et vous ne songez pas à réparer le tort q^'on vient de faire à ift médecine !
MONSIEUR TOMÈS.
Comment! qu'est-ce?
LISETTE
Un insolent, qui a eu l'effronterie d'entreprendre sur votre métier, î et qui, sans votre ordonnance, vient de tuer ua homme d'un grand j coup d'épée au travers dû corps.
MONSIEUR TOMÈS.
Écoutez, vous faites la railleuse; mais -vous passerez par nos mains ^^. quelque jour. *^^
LISETTE
Xe vous pemiets de me tuer lorsque j'aurai recours à vous