‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 13 sur 489 · SCÈNE I.- MORON, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE I.- MORON, seul

Jusqu'au revoir; pour moi, je reste ici, et j'ai une petite conversalion à l'aire avec ces arbres et ces rochers.

Bois, prés, fontaines, fleurs, qui voyez mon teint blême, Si vous ne le savez, je vous apprends que j'aime.

Philis est l'objet charmant

Qui tient mon cœur à l'attache ;

Et je devins son amant

La voyant traire une vache.

Ses doigts, tout pleins de lait et plus blancs mille fois, Pressoient les bouts du pis, dune grâce admirable.

Ouf! cette idée est capable

De me réduire aux abois.

Ahl Philis! Philis! Philis!

Page 1