ACTE I, SCÈNE II
ALCESTE
Oui, parbleu!
Je ne l'aimerois pas, si je ne croyois Têlre.
PHILINTE
Mais, si son amitié pour vous se fait paroître, D'où vient que vos rivaux vous causent de l'ennui "^
ALCESTE
C'est qu'un cœur bien atteint veut qu'on soit tout à lui, Et je ne viens ici qu'à dessein de lui dire Tout ce que là-dessus ma passion m'inspire.
PHILINTE
Pour moi, si je n'avois qu'à former des désirs,
Sa cousine Éliante auroit tous mes soupirs :
Son cœur, qui vous estime, est solide et sincère, • J ^u,UiA— •
Et ce choix plus conforme étoit mieux votre affaire. «^^-^-'"^^
ALCESTE
11 est vrai : ma raison me le dit chaque jour; Mais la raison n'est pas ce qui règle l'amour.
PHILINTE. y
Je crains fort pour vos leux ; et l'espoir où vous êtes PoiJrroit...