‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 135 sur 489 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

ALCESTE

Oui, parbleu!

Je ne l'aimerois pas, si je ne croyois Têlre.

PHILINTE

Mais, si son amitié pour vous se fait paroître, D'où vient que vos rivaux vous causent de l'ennui "^

ALCESTE

C'est qu'un cœur bien atteint veut qu'on soit tout à lui, Et je ne viens ici qu'à dessein de lui dire Tout ce que là-dessus ma passion m'inspire.

PHILINTE

Pour moi, si je n'avois qu'à former des désirs,

Sa cousine Éliante auroit tous mes soupirs :

Son cœur, qui vous estime, est solide et sincère, • J ^u,UiA— •

Et ce choix plus conforme étoit mieux votre affaire. «^^-^-'"^^

ALCESTE

11 est vrai : ma raison me le dit chaque jour; Mais la raison n'est pas ce qui règle l'amour.

PHILINTE. y

Je crains fort pour vos leux ; et l'espoir où vous êtes PoiJrroit...

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