ACTE IV, SCÈNE II
PHILINTE
Je crois que notre ami, près de cette cousine,
Trouvera des chagrins plus qu'il ne s'imagine;
Et, s'il avoit mon cœur, à dire vérité, '
Il toumeroit ses vœux tout d'un autre côté ; »
Et, par un choix plus juste, on le verroit, madame,
Profiter des bontés que lui montre votre âme.
ÉLIANTB. ' ,
Pour moi, je n'en fais point de façons, et je croi ^^^^'^'^^^' "^^J^l^lvi lA
Qu'on doit sur de tels points être de bonne foi. 'y-*^^*^ «t^e^-^w^^ \/
Je ne m'oppose point à toute sa tendresse ;
Au contraire, mon cœur pour elle s'intéresse;
Et, si c étoit qu'à moi la chose pût tenir, d>-\^JUJ^Jl^ ^^WïV 'Yv</
|Hoi-méme à ce qu'il aime on me verroit l'unir. *
Mais, si dans un tel choix, comme tout se peut faire,
Son amour éprouvoit quelque dessin contraire,
S'il falloit que d'un autre on couronnât les feux,
Je pourrois me résoudre à recevoir ses vœux;
Et le refus souffert en pareille occurrence
Ne m'y feroit trouver auciune répugnance.
PHILIME.
Et moi, de mon côté, je ne m'oppose pas, Madame, à ces bontés qu'onLpour lui vos appas; Et lui-même, s'il veut, il peut bien vous instruire De ce que là-dessus j'ai pris soin de lui dire. Mais si, par un hymen qui les joindroit eux deux, Vous étiez hors d'état de recevoir ses vœiLx, Tous les miens tenteroienl la faveur éclatante Qu'avec tant de bonté T^tre âme lui présente. Heureux si, quand son cœur s'y pourra dérober, Elle pouvoit sur moi, madame, retomber!
É LIANTE
Vous vous divertissez, Philinte.
PHILINTE
Non, madame, Et je vous parle ici du meilleur de mon âme. J'attends l'occasion de m'offrir hautenient, > . « .
Et, de tous mes souhaits, j'en presse le moment. >>>uAA^ </^