ACTE II, SCÈNE V
noumce, ma médecine est la trùs-humble esclave de votre nourricerie, et je voudrois bien être le petit poupon fortuné qui tetât le lait de vos bonnes grâces. (Il lui porte la main sur le sein.) Tous mes remèdes, toute ma science, toute ma capacité est à votre service; et...
LUCAS
Avec votre parmission, monsieu le médecin, laissez là ma femme je vous prie.
SGANARELLE
Quoi! elle est votre femme?
LUCAS
Oui.
Ah! vraiment je nesavois pas cela, et je m'en réjouis pour Tamou de Tun et de l'autre. (Il fait semblant de vouloir embrasser Lucas, et embrasse la nourrice.)
LUCAS, tirant Sganarelle, et se remettant entre lui et sa femme.
Tout doucement, s'il vous plait.
SGANARELLE
4e vous assure que je suis ravi que vous soyez unis ensemble : je la félicite d'avoir un mari comme vous ; et je vous félicite, vous, d'avoir une lemme si belle, si sage, et si bien faite comme elle est. (Faisant encore semblant d'embrasser Lucas, qui lui tend les bras, il passe dessous, et embrasse encore la nourrice.)
LUCAS, le tirant encore.
Eh! tétigué! point tant de compliments, je vous supplie.
SGANARELLE
Ne voulez- vous pas que je me réjouisse avec vous d'un si bel assemblage?
* LUCAS
Avec moi tant qu'il vous plaira, mais avec ma fename, trêve de sarimonie.
SGANARELLE
Je prends part également au boniieur de tous deux : et, si je vous embrasse pour vous témoigner ma joie, je l'embrasse de même pour
lui en témoigner aussi. (Il continue le même jeu.)
LUCAS, le tirant pour la troisième fois.
Ah! vartigué, monsieu le médecin, que de lantiponagesM SCÈNE V. — GÉRONTE, SGANARELLE, LUCAS, JACQUELINE.
GÉRONTE
)nsieur, voici tout à l'heure ma fille qu'on va vous amener.
SGANAUELLE.
l'attends, monsieur, avec toute la médecine.
« De lantiponer, chicaner, importuner.