‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 196 sur 489 · II · texte numérisé non relu

II

GÉRONTE

Oii est-elle?

SGÂNARELLE, sc touchant le front»

Là dedans.

GÉRONTE

Fort bien.

SGANARELLE, en voiAant toucher les tétons de la nourrice. Mais, comme je m'intéresse à toute votre famille, il faut que j'essaye un peu le lait de votre nourrice, et que je visite son sein, (il s'approche de Jacqueline.)

LUCAS, le tirant et lui faisant faire la pirouette. Naimain, nannain ; je n'avons que faire de ça.

\ SGANARELLE

3^ C'est l'office du médecin de voir les tétons des nouErices.

LUCAS

Il gnia office qui quienne, je sis votre sarviteur.

A.s-tu bien la hardiesse de t'opposer au médecin? Hors de là'

LUCAS

Je me moque de ça.

SGANARELLE, en le regardant de travers.

— '2 -le te donnerai la fièvre.

JACQUELINE, prenant Lucas par le bras, et lui faisant faire aussi la pirouette.

Ote-toi de là aussi ; est-ce que je ne sis pas assez grande pour me défendre moi-même, s'il me fait queuque chose qui ne soit pas à faire?

LUCAS

Je ne veux pas qu'il te tâte, moi.

SGANARELLE

Fi, le vilain, qui est jaloux de sa femme !

GÉRONTE

Voici ma fille.

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