‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 211 sur 489 · SCÈNE VIL — GÉRONTE, SGÂMRELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL — GÉRONTE, SGÂMRELLE

GÉRONXE.

Quelles drogues, monsieur, sont celles que vous venez de dire? il me semble que je ne les ai jamais ouï nommer.

* Ce sont drogues dont on se sert dans les nécessités urgentes.

GÉRONTE

Avez- vous jamais vu une insolence par€ille à la sienne?

SGANARELLE

Les filles sont quelquefois un peu têtues.

GÉRONTE

Vous ne sauriez croire comme elle est affolée de ce Léandre.

SGANARELLE

La chaleur du sang fait cela dans les jeunes esprits.

GÉRONTE

Pour moi, dès que j'ai eu découvert la violence de C€t amour, j'ai su tenir toujours ma lille renfermée.

SGANARELLE

Vous avez fait sagement.

GÉRONTE

Et j'ai bien empêché qu'ils n'aient eu communication ensemble.

SQANARELLE.

Fort bien.

GÉRONTE

Il seroit arrivé quelque folie, si j'avois souffeirt ^'ite ;se ftissent vus.

Sans doute.

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