SCÈNE I. — MÉLICERTE, CORINNE
MÉLIGERTE.
Ah ! Corinne, ta viens de l'apprendre de Stelle,. Et c'est de Lycarsis qu'elle tient la nouvelle?
CORIME.
Oui.
MÉLICEr.TE..
Que les qualités dont Myrtil est orné Ont su toucher d'amour Éroxène et Daphné?
CDRLNNE.
Oui.
IKÉUCERTE.
Que pour l'obtenir leur ardeur est si grande, Qu'ensemble elles en ont déjà fait la demande? Et que, dans ce débat, elles ont fait dessein De passer, dès cette heure, à recevoir sa main? Ah! que tes mots ont peine à sertir de ta bouche î Et que c est foiblement que mon souei te touche!
CORINNE
Mais quoi ! que youlez-vous? C est là la vérité. Et vous redites tout comme je l'ai conté.
MÉLICERTE
Mais comment Lycarsis reçoit-il cette affaire?
GOniNNE.
Comme uahonneur, je crois, qui doit beaucoup lui plaiw,
MÉLICERTE
Et ne vois-tu pas bien, toi qui sais mon ardeur, Qu'avec ces mots, hélas! tu me perces le cœur?
CORINNE
Comment?
HéLICERIE..
Me mettre aux yeux que le sort implacable, Auprès d'elles, me rend trop peu considérable, Et qu'à moi, par leur rang, on les va préférer, N'est-ce pas une idée à me désespérer?
CORINNE
Mais quoi! je vous réponds, et dis ce que je penser
MÉLICERTE
Ah! tu me fais mourir par ton indifférence. Mais, dis, quels sentiments Myrtil a-t-il fait voir?