ACTE I. SCÈNE IV
Dans le scrupule enfin dont il est combattu,
D veut, pour satisfaire à sa délicatesse,
Que vous le sépariez d'avec ce qui le blesse,
Que le mari ne soit que pour votre vertu, '
Et que de votre cœur, de bonté revêtu,
L'amant ait tout T amour et toute la tendresse.
ALCMÈNE
Amphitryon, en vérité, ,
Vous vous moquez de tenir ce langage.
Et j'aurois peur qu'on ne vous crût pas sage, Si de quelqu'un vous étiez écouté.
JUPITER
Ce discours est plus raisonnable,
Alcmène, que vous ne pensez.
Mais un plus long séjour me rendroit trop coupable, Et du retour au port les moments sont pressés. Adieu. De mon devoir Tétrange barbarie
Pour un temps m'arrache de vous ; Mais, belle Alcméne, au moins, quand vous verrez l'époux.
Songez à l'amant, je vous prie.
ALCMÈNE
Je ne sépare point ce qu'unissent les dieux ; Et l'époux et l'amant me sont fort précieux.