SCÈNE LU. — CLÉANTHIS, SOSIE
CLÉANTHIS, à part. ^
n faut que quelque chose ait brouillé sa cervelle, Mais le frère sur-le-champ Finira cette querelle.
SOSIE, à pari.
C'est ici pour mon maître un coup assez touchant,
Et son aventure est cruelle.
Je crains fort pour mon fait quelque chose approchant. Et je m'en veux, tout doux, éclaircir. avec elle.
CLÉANTHIS, à part.
Voyez s'il me viendra seulement aborder! Mais je veux m'empêcher de rien faire paroilre.
SOSIE, à part.
La chose quelquefois est fâcheuse à connoîlre,
Et je tremble à la demander.
Ne vaudroit-il point mieux, pour ne rien hasarder,
Ignorer ce qu'il en peut être?
Allons, tout coup vaille, il faut voir.
Et je ne m'en saurois défendre
• Cette scène est proprement la scène principale de l'ouvrage, celle qui fait le nœud, celle enfin que les précédentes ne font que Drcjaarerj et dont toutes les suivantes ne sont que la conséquence. (Auger.)