SCÈNE I. - AMPHITRYON, seul
Oui, sans doute, le sort tout exprés me le cache; Et des tours que je fais, à la fin, je suis las. Il n'est point de destin plus cruel, que je sache. Je ne saurois trouver, portant partout mes pas,
Celui qu'à chercher je m'attache.
Et je trouve tous ceux que je ne cherche pas. Mille fâcheux cruels, qui ne pensent pas Fêtre, De nos faits avec moi, sans beaucoup me connoître, Viennent se réjouir pour me faire enrager. Dans l'embarras cruel du souci qui me blesse, Dé leurs embrasseinents et de leur allégresse Sur mon inquiétude ils viennent tous charger.
En vain à passer je m'apprête,