SCÈNE III. — AMPHITRYON, seul
Ah ! quel étrange coup m'a-t-il porté dans l'àme! En quel trouble cruel jette-t-il mon esprit! Et, si les choses sont comme le traître dit, Où vois-je ici réduits mon honneur et ma flamme! A quel parti me doit résoudre ma raison?
Âi-je l'éclat ou le secret à prendre*?
Et dois-je, en mon courroux, renfermer ou répandre
Le déshonneur de ma maison ?
Ah! faut-il consulter dans un affront si rude? Je n'ai rien à prétendre et rien à ménager;
* Ellipse, pour : Ai-je à prendre le parti de l'éclat ou celui du secret?