‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 382 sur 489 · GEORGE t)ANDIN · texte numérisé non relu

GEORGE t)ANDIN

GEORGE DANDIN

Je VOUS ai dit ce qui se passe, pour vous faire mes plaintes, et je vous demande raison de cette aflaire-là.

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Ne vous tourmentez point : je vous la ferai de tous deux, et je suis homme pour serrer le bouton à qui que ce puisse être. Mais êtesvous bien sûr aussi de ce que vous nous dites '*

GEORGE DANDIN

Très-sûr.

Prenez* bien garde, au moins; car, entre gentilshommes, ce sont des choses chatouilleuses, et il n'est pas question d'aller faire ici un pas de clerc. (tr ,

GEORGE DANDIN

Je ne vous ai rien dit, vous dis-je, qui ne soit véritable.

MONSIEUR D.E SOTENVILLE.

M'amoHT, allez-vous-en parler à votre fille, tandis qu'avec mon gendre j'irai parler à Thomme.

MADAME DE SOTENVILLE.

Se pourroit-il, mon fils, qu'elle s'oubliât de la sorte, après le sage exemple que vous savez vous-même que je lui ai donné?

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Nous allons éclaircir l'affaire. Suivez-moi, mon gendre, et ne vous mettez pas en peine. Vous verrez de quel bois^ nous nous chauffons, lorsqu'on s'attaque à ceux qui nous peuvent appartenir.

GEORGE DANDIN

Le voici qui vient vers nous.

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