‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 397 sur 489 · SCÈNE VI. — CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE

CLAUDINE

Vraiment, monsieur, vous avez pris là un habile messager!.

CLITANDRE

Je n'ai pas osé envoyer de mes gens ; mais, ma pauvre Claudine, il i faut que je te récompense des bons offices que je sais que tu m'as [ rendus, (ll fouille dans sa poche.)

CLAUDINE

Eh ! monsieur, il n'est pas nécessaire. Non, monsieur, vous n'avez que faire de vous donner cette peine-là ; et je vous rends service parce que vous le méritez, et que je me sens au cœur de l'inclination pour vous.

CLITANDRE, donnant de l'argent à Claudine.

Je te suis obligé.

LUBIN, à Claudine.

Puisque nous serons mariés, donne-moi cela, que je le mette avec e mien.

CLAUDINE

Je te le garde, aussi bien que le baiser.

CLITANDRE, à Claudine.

Dis-moi, as-tu rendu mon billet à ta belle maîtresse?

CLAUDINE

Oui. Elle est allée y répondre.

CLITANDRE

Mais, Claudine, n'y a-l-il pas moyen que je la puisse entretenir?

CLAUDINE

Oui : vepez avec moi, je vous ferai parler à elle.

•*n GEORGE DANDIS.

CLITANDRE

Mais le trouvera-t-elle bon? et n'y a-t-il rien à risque

CLAUDINE

Non, non. Son mari n'est pas au logis; et puis, ce n'est pas lui qu'elle a le plus à ménager ; c'est son père et sa mère ; et, pourvu qu'ils soient prévenus S tout le reste n'est point à craindre.

CLIIANDIIE.

Je m'abandonne à ta conduite.

LUBIN, seul.

Tétiguenne! que j'aurai là une habile femme! Elle a de l'esprit comme quatre.

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