‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 398 sur 489 · SCÈNE VII. — GEORGE DÂNDIN, LUBIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. — GEORGE DÂNDIN, LUBIN

GEORGE DANDIN, bas, à part.

Voici mon homme de tantôt. Plût au ciel qu'il pût se résoudre à vouloir rendre témoignage au père et à la mère de ce qu'ils ne veulent point croire !

LUBIN

Ah! vous voilà, monsieur le babillard, à qui j'avois tant recommandé de ne point parler, et qui me l'aviez tant promis ! Vous êtes donc un causeur, et vous allez redire ce que l'on vous dit en secret?

GEORGE DANDIN

Moi?

LUBIN

Oui. Vous avez été tout rapporter au mari, et vous êtes cause qu'il a fait du vacarme. Je suis bien aise de savoir que vous avez de la langue ; et cela m'apprendra à ne vous plus rien dire.

GEORGE DANDIN

Écoute, mon ami.

LUBIN

Si vous n'aviez point babillé. Je vous aurois conté ce qui se passe à cette heure; mais, pour votre punition, vous ne saurez rien du tout.

GEORGE DANDIN

Comment ! qu'est-ce qui se passe?

Rien, rien. Voilà ce que c'est d'avoir causé; vous n'en tâlerez pluf, et je vous laisse sur la bonne bouche. t^«^-vt^v y* '■^ ) ' ' ' "^^

GEORGE DANDm ' *

Arrête un peu.

LDCIN.

Point.

* Et 'pourvu qu'ils soient prévenus, c'est-à-dire pourvu qu'ils aient toujours la même prévention en faveur de leur fille. (Auger.)

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