‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 40 sur 489 · SCÈNE ï. — IPHITAS, EURYALE, AGLANTE, CYNTHIE, MORON · texte numérisé non relu

SCÈNE ï. — IPHITAS, EURYALE, AGLANTE, CYNTHIE, MORON

MORON, à Iphitas.

Oui, seigneur, ce n'est point raillerie ; j'en suis ce qu'on appelle disgracié. Il m'a fallu tirer mes chausses au plus vite *, et jamais vous n'avez vu un emportement plus brusque que le sien.

IPHITAS, à Euryale.

Ah! prince, que je devrai de grâce à ce stratagème amoureux, s'il faut qu'il ait trouvé le secret de toucher son cœur !

EUl'.YALE.

Quelque chose, seigneur, que Ton vienne de vous en dire, je n'ose encore, pour moi, me flatter de ce doux espoir; mais enfin, si ce n'est pas à moi trop de témérité que doser aspirer à 1 honneur de votre alliance, si ma personne et mes États...

IPUITAS.

Prince, n'entrons point dans ces compliments. Je trouve en vous de quoi remplir tous les souhaits d un père ; et, si vous avez le cœur de ma fille, il ne vous manque rien.

• Expression proverbiale, pour : s'enfuir, quitter un lieu.

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