‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 406 sur 489 · SCÈNE I. — CLITANDRE, LURDî · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — CLITANDRE, LURDî

CLITANDRE

La nuit est avancée, et j'ai peur qu'il ne soit trop tard. Je ne vois point à me conduire. Lubin!

LDcm.

Blonsieur?

CUTANDFiB.

Est-ce par ici? ^

LUBlN.

Je pense que oui. Morgue! voilà une sotte nuit, d'être si noire que-

cela!

CLITANDRE

Elle a tort, assurément ; mais si, d'un côté, elle nous empêche de voir, elle empêche, de l'autre, que nous ne soyons vus.

LUBL\.

Vous avez raison, elle n'a pas tant de tort. Je voudrois bien savoir, monsieur, vous qui êtes savant, pourquoi il ne fait point jour la nuit?

CLITANDRE

C'est une grande question, et qui est difficile. Tu es curieux, Lubin.

lub:n.

Oui; si j'avois étudié, j'aurois été songer à des choses où on n'a jamais songé.

CUTANDRE.

Je le crois. Tu asla mine d'avoir l'esprit subtil et pénétrant.

LUBIN

Cela est vrai. Tenez, j'explique du latin, quoique jamais je ne l'aie

• Tous les éléments dont le premier acte est formé se retrouvent exactement dans celui-ci; mais la situation devient plus vive et plus forte de scène en scène, et les moyens, quoique semblables au fond, sont varies dans la forme avec un «rt qui les fait paraître nouveaux. (Aagcr.)

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