ACTE II, SCÈNE II
CLÉANTE
Que veux-tu que j'y fasse? Yoilà où les jeunes gens sont réduits par la maudite avarice des pères; et on s'étonne, après cela, que les fils souhaitent qu'ils meurent ! ^
LA FLÈCHE. -i ^^ • ' > !- .'
Il faut convenir que le vôtre animeroit contre sa vilenie le plus posé homme du monde. Je n'ai pas, Dieu merci, les inclinations fort patibulaires ; et, parmi mes confrères que je vois se mêler de beaucoup de petits commerces, je sais jirer^dnâtementmon é^^^^^ du jeu et Jti ; me démêler prudemment de toutes les galanteries qui sentent tant ^i. soitpeu l'échelle ; mais, à vous dire vrai, il me donneroit, par ses ''^-* procédés, des tentations de le voler; et je croirois, en le volant, faire une action méritoire.
CLÉANTE
Donne-moi un peu ce mémoire, que je le voie encore. SCÈNE II. — HARPAGON, MAITRE SIMON; CLÉANTE et LA FLÈCHE,
dans le fond du ihéûlre.