SCÈNE VI. - DON JUAN, SGANARELLE
DON JUAN
Ilolà! hé! Sganarelle!
SGANARELIE, sortant de l'endroil où il éloit caché.
Plaît-iî?
DON JUAN
Comment! coquin, lu fuis quand on m'attaque!
SGANAl.ELLE.
Pardonnez -moi, monsieur, je viens seulement d'ici prés. Je crois que cet liabit est purgatif, et que c est prendre médecine que de le porter.
DON JUAN
Peste soit de l'insolent! Couvre au moins ta poltronnerie d'un voile plus honnête. Sais-tu bien qui est celui à qui j'ai sauvé la vie?
SGANARELLE
Moi ? non.
C'est un frère d'Elvire.
SGANARELLE
Un...
»QN irUAN.
Il est assez honnête homme, il en a bien usé, et j*ai regret d'awoii' démêlé avec lui.
SGANARELLE
n VOUS seroit aisé de pacifier toutes choses.
DON JUAN
Oui; mais ma passion est usée pour donc Elvire, et l'engagement ne compatit point avec mon humeur. J'aime la liberté en amour, tu je sais, et je ne saurois me résoudre à renfermer mon cœur entre quatre murailles. Je te l'ai dit vingt fois, j'ai une pente naturelle à me laisser aller à tout ce qui m'attire. Mon cœur est à toutes les belles, et c'est à elles à le prendre tour à tour, et à le garder tant qu'elles