‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. augmentée d'un essai sur la vie et les ouvrages de Cl. Marot, de notes historiques et critiques, et d'un glossaireChapitre 231 sur 329 · DE SA DAME ET DE SOY MESME · texte numérisé non relu

DE SA DAME ET DE SOY MESME

JJes que m'amye est un jour sans me veoir Elle me dit, que j'en ay tardé quatre : Tardant deux jours, elle dit ne m'avoir Veu de quatorze, et n'en veult rien rabatre: Mais pour l'ardeur de mon amour abatre. De ne la veoir j'ay raison apparente.

* Allusion au bandeau que porte l'Amour.

' C'est, ce me semble, le sel le plus fin , le plus de'licat de l'e'pigramme ; mais sous une apparence de simplicité' qui le rend plus

piquant encore.

Marmontel.

Qu'il est ingénieux ce madrigal ! Il semble être e'chappe' à Anacre'on. C'est à un caprice de Marguerite que nous devons ces ver» charraans ; elle n'avait pas reçu avec plaisir la baUade où son amant l'appelle la plus belle de France; son amour-propre demandait quelque chose de plus , ou plutôt son esprit délicat ne se contentait pas d'une louange banale dont tous les amans fatiguent leurs maîtresses. Cl. Marot répara sa faute , en lui envoyant aussitôt cette épi gramme.

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