‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. augmentée d'un essai sur la vie et les ouvrages de Cl. Marot, de notes historiques et critiques, et d'un glossaireChapitre 326 sur 329 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

d'une qui alla VEOIR les BEAULX PERES.

Une catin, sans frapper à la porte Des Cordeliers jusqu'en la cour entra, Long temps après on attend qu'elle sorte, Mais au sortir on ne la rencontra :

Or au portier cecy on reraonstra , Lequel juroit jamais ne l'avoir veue :

Sans arguer le pro , ne le contra , A vostre advis , qu'est elle devenue ? '

* Il n'est pas besoin de commentaires pour expliquer cette disparition. Cette femme avait endosse' le froc. On répugne à ajouter foi à cette e'trange licence; mais il existe des faits qu'il n'est pas permiis de révoquer en doute . heureux si de pareils excès ne souillaient pas les pages de notre histoire ! Nous n'accusons point ces saints hypocrites de n'avoir pas gardé, comme le dit sciemment Marot ,

Cho.'^e qu'humaine race

Ne peult de soy....

ni d'avoir ëté infidèles à leurs vœux ridicules et mêmes coupables. Nous nous indignons qu'ils aient osé faire insolemment parade d'une continence (ju'ils étaient loin d'observer ; qu'ils aient transformé en lieu de débauche une retraite consacrée par la religion

Ah! s'ils n'avaient rien de plus à se reprocher! Arrêtons-nous; on nous reprocherait peut-être de ne pas épargner ceux qui ont outragé la raison , la vertu et l'humanité.

Une épigramme de Lyon Jamet nous donnera une idée de ces pieuses solitaires que les moines recevaient si charitablement dans leurs couvens.

Page 1