Sur cet appel , renvoyer à se pourvoir
4.° Et il requit qu'il fût informé sur les faits de fausseté (i).
(1) On peut voir, sur ce qui fait le sujet de ce plaidoyer, le Traité de M. le Merre, intitulé : Justification des usages ds France , sur les mariages des etifans de famille , faits sans le consentement de leurs parent, imprimé à Paris , chez Dezallier, en 1G86.
Le rapport fiiit à l'assemblée du clergé , par l'évéque de Montpellier, le i() juin »635 , qui se trouve dans les Mémoires d'Omer ïaloii , imprimés en 1732, tome II, pag. 62.
PLAIDOYER ( if»94)- 57i5
Les deux dernières parties de ces roncliisioiis lureut suivies par l'an et {|ai lut rendu à l'audienee, le 27 avril i^ij/j.
Entre M.* Mcichior Ficury , docteur en mcdccine de la faciillé de Monlpellicr, dcmcuranl à Soissoiis, cl daiiioiselle Marie DoUé sa femme , appelans connue d'ahus de la célébration du inariaixe de Melchidr Flturv leur ("ils, mineur, capitaine au régiment de Vaubecoiirl , avec danioiselle Mxric- Anne de Beau'icu Ruzé de Razac , d'une pari; et dame Elisabelh Dancourt . veuve de messire Henri de Hcaulieu Uuzi; de Razac, comte d'.- Razac ; et ladite Marie-Anne de lîeaulieu Ruzé de Razac sa fille, cjiouse dudit Mclclnor l'Icurv fils, capitaine au régiment de Vaubccourl , et ledit Meurv lils, demandeur eu lettres de rescision par lui obtenues en cli.tncellerie le vingtsept lévrier mil six cent quatre-vingt-quatorze, et en requête du cinq mars audit an, à ce qu'il fût reçu partie intervenante sur ledit appel comme d'a'ms de la célébration du préien lu mariage dudit demandeur avec ladite damoiselle Marie-Aime de Beaulieu , et appelant aussi comme d'abus de la cé!<'bralioii dudit prétendu mariage : taisant droit sur l'iniervention, ensemble sur ledit appel comme d'abus , il lût dit qu'il a été mal , jiullemcut et abusivement célébré et j^rocédé , et en conséquence, ledit mariage déclaré non-valablems-nt contracté; ayant égard auxdites lettres de rescision , et icelles entérinant, les parties fussent remises en tel et semblable état qu'elles éloient avant le contrat de mariage du vingt trois mai mil six cent quatre-vingt-treize, la (juitlance do dot du vingt-neuf dudit mois de mai mil i^ix cent quatre-vingt-treize, et ton- ie» autres coiisentemens et actes de lui ex: or(|ués à l'occasion d:idit mariage, et depuis la prétendue célébration d'icelui peu ianl^a minorité , q -i scroienl déchirés nuls, et ladite dame de Pn/.ac et la deuioiselie sa fille condainnc-esenses dommages et iniéièis et dépens d'une autre part ; et lesdite* dames de R.izac mèr-^ et filles, intimées et lesdits Mclc'iior Fleury, père, et ladite Mario Dolié, détendeurs à ladite intervenlion . d'autre part; et encore entre lesdits Fleury et damoiselle Marie Do!!é sa femme, appelans de la sentence rendue par le lieutenant-criminel du cliàtelet de Paris, le onze mars, prononcée le vingtsix mars mil six cent qualre-\ ingt-fpiatorze, et intimés d'uiic part; et lesdites dames Dancourt et damoiselle Marie-Au.ie Beaulieu R.uzé de Razàc, et dame Marie -Tiiércse de Beaulieu de Razac, épouse de rncssirc; Jai ques - Madclaine de Ruzé, marquis de Razac, enseigne de galères, intimés d appelans de la même sentence rendue par li; li'jntenant criminel du châtelel dudit jour vingt-six mars nril six cent quatre-vi(i"lquatorze, d'autre pari. Après ((ue Tliévart, avoca de Fie jrv père; Errard , avocat de Fleury (ils; Duplessis, avocat d'El»-