DE LA TROISIÈME ÉDITION
J'offre au public une troisième édition du Génie de C homme, qui était demandée depuis longtemps. Je n'ai fait aucun changement considérable à ce poëme, ni pour l'ordonnance ni pour le style. Je n'ai pas cru devoir être plus sévère que le public , qui , en dernière analyse , a paru adopter l'une et l'autre. Seulement, vers la fin du quatrième chant, j'ai ajouté quelques vers pour peindre les mémorables événements de 1814, qui ont ramené la France des routes de l'usurpation dans celles de la monarchie légitime. Cette peinture entrait comme complément nécessaire dans mon tableau des vicissitudes de l'empire français; car là, et là seulement a fini la révolution; et là aussi devait finir n i;i tâche.
xxiv AVERTISSEMENT.
Il me reste à dire un mot sur le sort de l'ouvrage.
La réputation du Génie de l'homme s'est faite lentement; elle a eu à triompher de nombreux obstacles. Mais comme les suffrages étaient d'abord venus des gens forts, ceux-ci ont fini par entraîner les autres. « Il est arrivé, suivaDt l'observation de « Racine, de ce poëme, ce qui arrivera toujours « des ouvrages qui ont quelque bonté; les critiques « se sont évanouies, et le poëme est resté. »
Le succès du Génie de l'homme paraît désormais assez bien établi pour qu'il n'ait plus besoin d'apologie : je prends donc le parti de supprimer la préface de la seconde édition.
AVANT-PROPOS