LA DÉFAITE DE SENNACHERI IMITÉ DE LORD BTROIV
Je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus.
(Racihb.)
Comme un loup dans la bergerie, L'Assyrien sur nous , dans son brutal essor,
Fondit , enivré de furie :
Ses guerriers rayonnaient d'acier, de pourpre et d'or.
Le fer de leurs lances brûlantes - Resplendissait au loin dans les plaines de l'air,
Comme les étoiles brillantes htincellent , la nuit , dans l'azur de la mer
Le soir, à ses clartés mourantes, Les voyait déployer leurs drapeaux éclatants , Et marcher plus nombreux que les feuilles naissantes
Dont se décore le printemps.
Au retour sanglant de l'Aurore, Cette foule, pareille aux feuillages flétris, Qu'Octobre de son souffle abat et décolore
Joncha le sol de ses débris.
Parti des voûtes éternelles , La foudre dans les yeux , l'ange exterminateur,
Déployant ses bruyantes ailes , Lança sur l'ennemi son souffle destructeur.
Tout à coup se fixe immobile Des soldats endormis l'œil et morne et glacé ;
Et leur cœur, à jamais tranquille , Ne bat plus dans leur sein par la mort oppressé.
Le coursier, auprès de son guide , Repose , l'œil éteint et les naseaux ouverts ; Mais le feu belliqueux de leur souffle rapide
Au loin n'embrase plus les airs.
Couché sur un sol infidèle , Il couvre ce théâtre et de mort et de deuil De longs flocons d'écume aussi froide que colle
Dont la mer blanchit un écueil.
Près de lui , désarmé d'audace , Gît le cavalier pâle , et roidi par la mort ;
La rouille a terni sa cuirasse , Et son lourd bouclier le presse avec effort.
Les tentes gardent le silence :
L'air seul agite encor les étendards mouvants ,
La main ne soutient plus la lance , Et lei clairons muets ne lassent plus les venls.
D'Assur les veuves gémissantes De pleurs et de sanglots font retentir les airs : Vous-mêmes, de Baal idoles impuissantes!
Vous quittez vos temples déserts.
Les Gentils , que la Mort assiège , Ont été dissipés sans le glaive vengeur : Leur pouvoir s'est fondu , comme se fond la neige ,
Sous l'œil enflammé du Seigneur.