Celle de France et de Pologne
i). Celles de Moncontour et de Jarnac.
268 Le Bocage royal.
Au retour du pays où va soufflant Borée (i), Il trouva sa couronne en sectes séparée (2) : L'un tenant cest article et l'autre cestuy-là; Mais si tost que son front en France estincela Rayonnant de vertu , chacun à son exemple Embrassa nostre église et mesprisa le temple, Et des nouveaux prescheurs ne fut plus curieux, Zélateur de son prince et de ses bons ayeux.
Si tost le gouvernail ne tourne la navire , Errante au gré des vents, que le peuple se vire Vers les mœurs de son prince , et tasche d'imiter Le roy qui va devant afin de l'inviter. Ny prison , ny exil (j), ny la fière menace De la corde ou du feu , ny la loy, ny la face Du sénat empourpré, ne poussent tant les cœurs Du peuple à la vertu , que font les bonnes mœurs Du prince vénérable, et quand le sceptre égale La bonne et juste vie à la force royale.
Pour atteindre au sommet d'une telle équité. Il faut la piété joincte à la charité, Et la religion dont reliez nous sommes, Tant elle est agréable et aux Dieux et aux hommes. La loy (toile d'araigne) est trop foible et ne peut Le prince envelopper (4), si luy mesme ne veut S'en-rêter de bon cœur, la croyant estre faite De Dieu, et non de l'homme à plaisir contrefaite ; S'il ne la garantist ; si premier ne la suit ; Si luy-mesme et les siens par elle ne conduit.
Quand le jeune phénix sur son espaule tendre Porte le lit funèbre et l'odoreuse cendre , Reliques de son père, et plante en appareil Le tombeau paternel au temple du soleil , Les oyseaux esbahis, en quelque part qu'il nage ,