‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notes (volume 3)Chapitre 55 sur 223 · LE SATYRE · texte numérisé non relu

LE SATYRE

A J. HURAUT, DIT DE CANDÉ, Blesien, seigneur de la Pitardiere.

Amy Candé, pour bien te faire rire, Je te feray le conte d'un Satyre; Le doux Ovide a la fable autrefois Ditte en romain, je la dis en françois, Poussé d'ardeur d'un semblable courage.

Ce n'est moins fait d'honorer son langage, Qu'au Prince armé qui de louange a soin, Borner vainqueur son Empire plus loin ; Par ces deux poincts s'augmente la patrie.

Mais, mon Candé, il est temps que l'on rie, Et regardons à ce Dieu folleton Rompre les crins et plumer le menton Par la grand' main d'Hercule, qui se fasche De voir ce Dieu si paillard et si lasche, Qui son salaire à coups de poings receut Du faux Amour qui trompé le deceut.

a. Var. :

Pour mieux charmer le chagrin qui me ronge,

Page 1