Les faux-monnoyeurs
298 Odes.
De sentir tous nuds un fer chaud, D'estre bou-llis(i), ou d'une amande, Que de ta loy, qui leur commande De recognoistre leur défaut.
0 Prince, les sainctes polices Et les grands faits aue tu conçois Te feront nommer aes François L'Hercule qui purge les vices!
Ton œil vigilant, qui contemple Tes vassaux en divers costez, A contemplé de Dieu le temple, Que nos banquiers par faux exemple Combloient de larrons eshontez, Et doctes en chiquaneries, N'enduroient en un seul quartier Qu'un bénéfice fust entier, Troublé de mille tromperies.
Mais or' bulles et signatures, Et dattes levez par avant (2), Mandats, faux titres, escritures, Dépravez par leurs impostures.
Seront certains doresnavant; Si bien que le moine et le prestre, Possedans en paix leurs maisons, Feront pour toy leurs oraisons.
Et pour les loix que tu fais naistre,
Lesquelles l'odieuse Espagne Ne pourra corrompre , ny ceux Que la Tamise angloise bagne, Ny les nourrissons d'Allemagne, A la guerre non paresseux , Ny l'Italie conjurée A briser leur divinité,