A ROBERT DE LA HAYE
Ode VIIL
Ceux qui semoient outre leur dos De nostre grand'mere les os Dans le désert des vuides terres, Pour ranimer le genre humain, Tousjours ne versoient de leur main La dure semence des pierres,
Mais bien aucunefois ruoient Des diamans, qui se muoient, Changeans leur dur en la naissance D'un peuple rare et précieux, Qui encore de ses ayeux Donne aujourd'huy la congnoissance.
Ton beau rayon qui brille icy Monstre qu'un diamant, ainsi Muant en toy sa forme claire, L'estre semblable t'a donné; Car des pierres tu n'es point né, Comme fut ce eros populaire.
Il a l'esprit aur et plombé , Tousjours vers la terre courbé, Jamais au beau ne dresse l'aile ; Le tien s'élève saintement , Balancé d'un vol hautement Tout autour de la chose belle.
Aussi le bruit impétueux De ton palais tumultueux.
Forçant ton destin , ne t'amuse