A LA FONTAINE SELLERIE
Argentine fontaine vive , De qui le beau crystal courant , D'une fuitte lente et tardive Ressuscite le pré mourant,
Quand TEsté mesnager moissonne Le sein de Ceres devestu , Et l'aire par compas resonne Dessous Tespy de blé battu ;
A tout jamais puisses-tu estre En honneur et religion Au bœuf et au bouvier champestre De ta voisine région ;
Et la Lune, d'un œil prospère, Voye les Bouquins amenans La Nymphe auprès de ton repère, Un bal sur l'herbe demenans !
Comme je désire, fontaine, De plus ne songer boire en toy L'esté , lorsque la fièvre ameine La mort despite contre moy.