LA VICTOIRE DE FRANÇOIS DE BOURBON
COMTE D'aNGUIEN à Cerizoles ' 1 ) .
Ode VI. — Strophe i .
L'hymne qu'après tes combas Marot fit de ta victoire.
Prince heureux, n'égala pas Les mérites de ta gloire; Je confesse bien qu'à l'heure Sa plume estoit la meilleure Pour desseigner simplement Les premiers traits seulement; Mais moy, nay d'un meilleur âge, Aux lettres industrieux, Je veux parfaire l'ouvrage D'un art plus laborieux.
Antistrophe.
Moy donc, qui tiens dans le poing L'arc des Muses bien-peignées, Je ru'ray l'honneur plus loing De tes couronnes gagnées, Et jusqu'aux pays estranges Je darderay tes louanges, Tes coups de masse et l'horreur De ta vaillante fureur Qui tonnoit en ton jeune âge,