DE LA CONVALESCENCE
DE JOACHIM DU BELLAY
A Louys Megret.
Ode XIV.
Mon ame, il est temps que tu rendes Aux bons dieux les justes offrandes Dont tu as obligez tes vœux; Qu'on nous dresse un autel de terre, Avec toy payer je le veux.
Et qu'on le pare de lierre Et de vervéne aux froids cheveux.
Les dieux n'ont remis en arrière L'humble souspir de ma prière , Et Pluton, qui n'avoit appris
1 . Sur les mérites de sa maistresse, appellée Olive, de laquelle il a composé les amours qui se lisent entre ses œuvres. (R.)