‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 145 sur 266 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LKLl E , TR ITALDl N , M ASCAR 1 LCK .( sa suii.- masqués.

TK ut AL DIX.

Oli ! les plaisants robins,* qui pensent ine surprendie !

LÉ LIE

Masques, où courez-vous? Le pourroit-on apprendre? Trufaldin, ouvrez-leur pour jouer un inomon.*-

(.V Mascarille, déguisé en femme.)

Bon Dieu! qu'elle est jolie, et qu'elle a l'air mignon! Eh quoi ! vous murmurez ? mais, sans vous faire outrage, Peut-on lever le masque, et voir votre visage?

Var. Trufaldin, ouvrez-leur pour jouer un moment ( lOS'i).

i. Gens portant robe. Ces mots s'tidressant à une troupe de masques déguisés en femmes, il n'est pas besoin de cherclier au mot robin une autre explication que celle que présente l'étymologie.

'2. Molière dit encore, dans le Bourgeois gentilhomme : E.st-ce un momon que vous allez porter?

On lit dans les Contens de Turnèbe :

C'estoit une l'emme cicsguisée en homme, qui estoit venue pour voir ma filla et luy porter un mommon.

On peut encore citer ces vers :

Et ne plus ne moins que des masques Qui viennent de perdre un momon.

(ScAKRoN, dans la Gi'jtinlomacliie.) Enfin, le capitaine Marc Papillon de Lasphrise parle, dans la Nouvelle tragi-comique, de ceux qui font à leur dame :

La perleuse faveur d'un moumon inconnu.

« Vous me couvrez le momon, » dit figurément M""' de Sévigné, dans le sens de : Vous me donnez la réplique.

On disoit donc jouer, porter, perdre, donner un momon. Un momon, c'étoit ce qu'on jouoit, portoit, perdoit, donnoit, dans une partie de masques, et, par extension, cette partie elle-même. Voici la cérémonie parfaitement tracée dans le Roman comique : » Le soir, je me masquai avec trois de mes camarades... Après avoir éteint le flambeau, je m'approchai de la table, sur laquelle nous posâmes nos boites de dragées et jetâmes les dés. La Du Lys me demanda à qui j'en voulois, et je lui fis signe que c'étoit à

^1:' i; KTOr 1{ 1)1.

TRIÏFALDIN.

Allez, Ibui'bos niécliaiits, retirez-vous d'ici, Canaille: et vous, sei^iieiii-, bonsoir et urand merci

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