‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 227 sur 266 · P (H. [DORE · texte numérisé non relu

P (H. [DORE

Il ne vous faut rien feindre,* Votre ressentiment me donnoit lieu de craindre; Et Lucile toml)ée en faute avec mon fils, Comme on vous voit puissant et de biens et d'amis...

ALIÎERT.

Heu! que |)arlez-vous là de faute et de Lucile?*

poTJnoRi;.

Soit, ne commençons point un discours inutile. Je veux bien que mon lils y trempe grandement : Même, si cela fait à votre allégement, J'avouerai qu'à lui seul en est toute la faute : Que votre fille avoit une vertu trop haute** Pour avoir jamais fait ce pas contre l'honneur. Sans l'incitation d'un méchant suborneur; Que le traître a séduit sa pudeur innocente. Et de votre conduite ainsi détruit l' attente. - Puisque la chose est faite, et que, selon mes vœux, Un esprit de douceur nous met d'accord tous deux. Ne ramentevons rien,^ et réparons l'offense

* Var. Hé! que parlez-vous là de faute et de Lucile? (1682.) " Var. Que votre fille avoit une vertu plus haute (1673).

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