P (H. [DORE
Il ne vous faut rien feindre,* Votre ressentiment me donnoit lieu de craindre; Et Lucile toml)ée en faute avec mon fils, Comme on vous voit puissant et de biens et d'amis...
ALIÎERT.
Heu! que |)arlez-vous là de faute et de Lucile?*
poTJnoRi;.
Soit, ne commençons point un discours inutile. Je veux bien que mon lils y trempe grandement : Même, si cela fait à votre allégement, J'avouerai qu'à lui seul en est toute la faute : Que votre fille avoit une vertu trop haute** Pour avoir jamais fait ce pas contre l'honneur. Sans l'incitation d'un méchant suborneur; Que le traître a séduit sa pudeur innocente. Et de votre conduite ainsi détruit l' attente. - Puisque la chose est faite, et que, selon mes vœux, Un esprit de douceur nous met d'accord tous deux. Ne ramentevons rien,^ et réparons l'offense
* Var. Hé! que parlez-vous là de faute et de Lucile? (1682.) " Var. Que votre fille avoit une vertu plus haute (1673).